Voyager seule quand on est une femme – inconvénients et difficultés

Eh oui, on va pas se mentir, voyager a beau paraître idyllique, enrichissant et épanouissant… il faut rester lucide sur le fait que tout n’est pas toujours tout beau et facile quand on est toute seule.

Mais avant de commencer la lecture de cet article, as-tu lu les 10 bonnes raisons de partir seule quand on est une femme ? Je pense que tu devrais d’abord commencer par là : Les 10 bonnes raisons de voyager seule quand on est une femme

C’est bon, tu l’as lu ?! Gonflée à bloc et motivée plus que jamais à partir ?! Ok, tu peux maintenant lire celui ci…

1. Être malade ou avoir un accident

Alors non, le fait d’être seule ne provoque pas davantage la tourista, l’hépatite A, la dengue, ou même un accident d’autocar… C’est le fait d’avoir à le gérer seule qui peut être plus compliqué. (Mais ça serait sans compter sur la bienveillance des personnes autour de toi).

En ce qui me concerne, je tiens à te préciser qu’en 10 ans et plus de 20 voyages, il ne m’est jamais rien arrivé de grave au point de mettre ma vie en danger…

Seule Accident
Quand la pause s’impose…

Sur la photo tu peux me voir en train de déguster sévère pour cause de tendinite bilatérale des tendons d’Achille… J’ai ressenti la douleur pendant plus d’un an après ça (plus de 300km de marche en 12 jours sans préparation, j’ai clairement abusé). Ma chance aura été de tomber sur de bien belles personnes qui ont pris soin de moi.

Certains de mes proches ont vécu de graves accidents de la route et crise d’appendicite avec opération à la clé, loin, bien loin de chez elles. Chacune a pu aussi bénéficier de la bienveillance des autres voyageurs, des locaux et des secours. Elles avaient également une bonne assurance voyage (INDISPENSABLE), ce qui rassurait les hôpitaux sur leur capacité à payer les frais de santé. Sache qu’elles se portent très bien à ce jour.

Dans certains pays il y a quelques règles à respecter pour t’éviter les choses évitables… Cela reste globalement du bon sens.

  • Rester vigilante aux règles de sécurité (ne pas se balader tard dans la nuit dans une ruelle sombre, utiliser des transports « officiels », ne pas exposer son argent ou objets de valeur…)
  • Respecter le code vestimentaire du pays
  • Se laver les mains régulièrement
  • Boire de l’eau en bouteille ou filtrée (y compris quand tu te brosses les dents)
  • Veiller aux intoxications alimentaires (glaçons à l’eau locale, crudités non épluchées, plats très épicés dès le premiers repas, …)
  • Se protéger des animaux « dangereux » type moustiques, certains autres types d’insectes, requins, …)
  • Bien se protéger du soleil

2. Gérer l’inquiétude des proches

La première fois que je suis partie à l’autre bout du monde retrouver des amis quelque part au fin fond du Guatemala, ma mère a failli me convaincre de me tatouer le contenu de ma carte d’identité sur le bras, et mon père de m’implanter une puce GPS (j’exagère à peine).

Alors je te laisse imaginer leur réaction quand je leur ai dit quelques années plus tard que je partais seule pour l’Asie (pour seulement 15 jours pour cette 1ère fois solo)…

Le plus difficile pour moi aura été de ne pas me laisser contaminer par leurs angoisses de parents, certes légitimes et compréhensibles.

Quelle est ma peur ? quelles sont leurs peurs ?

Entre zéro nouvelle et deux appels par jour, il y a un compromis à trouver.

Pour ma part je n’en ai parlé à mes proches seulement lorsque j’étais sûre (bon ok, quasiment sûre) que j’allais partir. J’ai préparé mon voyage, partagé mes plans de route, prévu avec eux comment rester en contact…

Maintenant lorsque je pars, mon « expérience » fait que mes plans sont beaucoup moins précis et mes proches beaucoup plus rassurés. J’entends cependant encore des « mais tu n’as pas peur ? » ou des « mais tu es folle », ou encore des « et si il t’arrive quelque chose ? » ; mais je sais que tout ceci ne m’appartient pas…

3. Le sentiment d’insécurité

Oui je parle bien de sentiment d’insécurité, plus que de l’insécurité en elle-même.

Être à plusieurs ne garantit pas forcément davantage de sécurité. D’ailleurs, les rares fois où je me suis retrouvée dans des situations particulièrement inconfortables, je ne voyageais pas seule ! Et les rares personnes que j’ai rencontrées qui avaient aussi vécu des désagréments, des vols ou même des agressions voyageaient parfois à plusieurs ou en famille.

Certains guides touristiques ou pages diplomatiques officielles pourront te donner envie de rester enfermée chez toi à jamais si tu les lis jusqu’au bout. Il est surtout important de rester vigilante comme tu le ferais chez toi, et de te comporter avec bon sens, je t’en parlais plus haut.

Citation : Cela rend modeste de voyager on voit quelle petite place on occupe dans le monde
Le goût de l’Aventure…

C’est lui, ton bon sens (et ton intuition), qui devrait t’éviter de te balader de nuit dans un coin isolé, de boire l’eau du robinet dite non potable, de te prendre la cuite du siècle, ou de nager dans une zone réputée avec des requins ou crocodiles croqueurs d’humains.

En cas de souci je t’invite à rester le plus calme possible, à demander de l’aide, et à rester connectée et en phase avec ce que tu peux maîtriser toi-même pour protéger ce qui est le plus important (TOI !! Ton sac ou ton argent passent en second).

4. Le sentiment de solitude / la solitude

Dans certaines situations, il te sera plus difficile d’être seule qu’avec d’autres personnes, surtout si tu choisis le dortoir de la Guesthouse.

Parfois tu seras accompagnée et te sentiras seule, dans la nostalgie de ton « chez toi » ou des gens que tu aimes…
Parfois tu seras réellement seule.

Et bien cela a du bon aussi d’être seule, tu ne l’es pas totalement d’ailleurs… tu es avec la personne la plus importante de ta vie ! TOI, oui, toi… L’occasion parfaite pour faire connaissance, apprendre, découvrir des parties de toi-même encore inconnues, d’apprivoiser cette solitude… l’occasion parfaite également pour lire, écrire, méditer, …

Solitude
Pause introspective …

C’est un beau moyen de vivre une relation profonde avec toi et ton environnement.

Même si oui, et je l’ai vécu aussi, parfois c’est franchement pesant et on aimerait bien partager ce beau coucher de soleil ou cette délicieuse glace.

5. Les frais ne peuvent pas être partagés

Certains frais seront incompressibles comme la location d’un véhicule, ou le prix d’un repas au restaurant ou les services d’un guide (quoique).

Globalement, sache que voyager solo augmente le budget de ton voyage.

Mais à contrario, seule, il est parfois possible de négocier le prix de ton logement, d’une location de scooter ou de vélo, ou même d’une entrée sur site touristique.

6. Le risque de ne pas (vouloir) rentrer

Tu remarqueras que j’aborde cela dans l’article qui traite des inconvénients… cet argument est en fait une question de point de vue !!
Pour qui est-ce un inconvénient de ne pas (vouloir) rentrer ? Pour quoi ?! À toi de voir…

Oui, parce que tout ça, voyager seule, la liberté malgré les moments pas faciles, ça donne quand même un goût de « reviens-y ». Je vais pas te le cacher 😉

Et puis le retour reste une étape à part entière dans le voyage qu’il est important de préparer tout autant que le voyage lui-même.

A ce jour, j’ai quelques amis, dont certains rencontrés en voyage, qui ont posé leurs valises à l’autre bout du monde, et d’autres qui vadrouillent encore (depuis des années) ! Autant de pieds-à-terre pour mes aventures à venir

Tu veux connaître mon ingrédient magique
– véritable arme secrète – en voyage ?!

Mon sourire !!! 🙂 (et ma bonne humeur de femme libre)

Oui, oui, « juste ça ». Cela peut paraître banal, mais c’est tellement désarmant d’être face à une personne qui vous sourit sincèrement, avec le cœur, droit dans les yeux.

Essaye, et tu verras la magie opérer (plus de 80% du temps !) !

Alors, toujours prête pour l’aventure ?!

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